LIVRET DE FAMILLE

Une nuit, Jérôme frappe à la porte de Marc, son frère aîné. Depuis plusieurs jours, leur mère a disparu. Là où Jérôme s’inquiète, Marc, lui, semble accueillir la nouvelle avec une étrange indifférence.

Réunis malgré eux, les deux frères renouent un dialogue longtemps interrompu. Leur mère n’est pas étrangère à cet éloignement, et avec elle ressurgissent blessures anciennes, silences hérités et secrets de famille.

Au fil de cette nuit suspendue, entre tensions, confidences et éclats de vérité, c’est tout un passé qui se dénoue, et avec lui la possibilité d’un nouveau lien.

Un studio sous les toits devient l’espace clos où deux frères sont contraints de passer la nuit suite à la disparition de leur mère. C’est dans ce huis clos que s’expriment les tensions, une fratrie cabossée, des histoires familiales restées en suspens, des secrets enfouis, des névroses plus ou moins profondes, et surtout, la question du lien à la mère.

Pendant une heure et quinze minutes, à travers l’écriture subtile de l’auteur, les personnages s’affrontent, se déchirent, s’effondrent parfois. Mais ils retrouvent aussi leur part d’enfance, et ce lien d’amour indéfectible qui, malgré les séparations et les trajectoires différentes, demeure, ils sont et resteront frères.

Crédits
Auteur : Eric Rouquette Comédiens: Romain De Braquilanges, David Gellura Mise en scène: Christophe Boutelier

ARTISM ACT II

Dans un mouvement intime, les danseurs confrontent leurs relations complexes, ainsi que leur condition sociale et humaine, afin de devenir eux-mêmes à travers leur art et d’élever le public dans ce voyage expérientiel.

En repoussant et en ignorant les frontières, Artism offre une perspective exaltante du spectacle vivant, capable de toucher à la fois les publics traditionnels et les nouveaux publics, tout en servant son art avec respect.

Crédits:
Directeur artistique: Eric Kigeli Nyirabahunde
Chorégraphes: Eric Kigeli Nyirabahunde, David Gellura
Conceptions visuelles & numérique: Sophie Langohr
Musique: Eric Nyirabahunde, Alba Diaz, Benjamin Vandenbroucke
Producteur exécutif: Gilles Boisselet, Michelle Craig
Producteur: Pietro Matteucci
Chef de projet: Josselin Milon
Cheffe déco: Anna Mould
Lead technique: Dimitris Doukas
Lead numérique: Bruno Imbrizi, Paul Ferragut, David Ronai, Joao Souza
Lumières: Thomas Wesson
Directeur photo: Carl Burke
Monteur: Alex Burt, Samuel De Ceccatty, Kelly Armstrong

ARTISM questionne les repères qui façonnent notre perception du mouvement et ouvre de nouvelles pistes d’exploration autour de la vélocité, de l’intensité et de la vitesse. Grâce à la projection numérique, au tracking en direct, à la capture de mouvement et au codage, Exzeb et UNIT9 réinterprètent ces paramètres comme autant de capteurs, capables de redessiner et de peupler l’espace scénique.

ARTISM ACT I

Artism se veut une pièce chorégraphique, mais peut aussi être perçu comme un documentaire sans concession.

Mêlant texte, voix off et projections numériques, Artism donne la parole à celui qui est souvent réduit au rôle d’accessoire ou d’anonyme au sein d’un groupe : le danseur. Il se révèle au public comme une individualité complexe et comme un interprète cherchant à donner du sens et de la clarté à son art : la danse.

Le danseur cherche la reconnaissance à travers le regard du public. Il vit pour elle ; c’est son art, son gagne-pain. À ses yeux, il est le seul à détenir le pouvoir d’être idolâtré, de susciter des vocations et de porter la danse devant de vastes audiences… Peut-être a-t-il raison ?

Crédits:
Choreographes: Kigeli Eric Nyirabahunde, David Gellura
Danseurs: Sophia Preidel, Merel Cornet, David Gellura
Musique: Luis Diaz, David Gellura
Artiste numérique: Sophie Langohr, Luis Diaz
Voix off: David Mildon
Lumières: Kigeli Eric Nyirabahunde
Textes: Kigeli Eric Nyirabahunde

Artism d’Exzeb est une œuvre tendue, dense et empreinte d’une ironie sombre. Tandis que trois danseurs s’échauffent sur scène, l’un d’eux apparaît à l’écran. Le film, en noir et blanc délavé, confère à son visage une apparence presque cadavérique tandis qu’il évoque, d’un ton impassible, le quotidien des danseurs, les montées d’adrénaline, ainsi que la dépression qui peut suivre les représentations.

Mais surtout, il parle des chorégraphes, qu’il décrit comme n’étant ni suffisamment bons danseurs pour monter sur scène, ni suffisamment mauvais pour en être exclus, et qui, selon lui, se nourrissent de l’art des interprètes pour le revendre comme le leur.

Cette observation amère est suivie d’un trio incisif et techniquement complexe sur scène, exécuté avec brio et porté par une chorégraphie d’une grande précision.

The Gardian